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Mon chien est trop excité, il ne se calme jamais.

Photo sur unsplash de judy_beth_morris_idaho

Il vous réveille à 6h du matin, déjà surexcité.

Vous le promenez longtemps… et en rentrant, il semble toujours “monté sur ressorts”.


À la maison, il ne se pose pas.

Il sursaute au moindre bruit, court à la fenêtre, aboie, réagit à chacun de vos mouvements.

Dormir ? Se détendre ? Impossible.


En promenade ou en présence d’autres chiens, vous vous sentez dépassé.

Vous rentrez épuisé… alors que lui semble infatigable.

Beaucoup de propriétaires dans cette situation culpabilisent.

Parce qu’un chien agité, bruyant, “ingérable” est socialement plus visible… et plus jugé qu’un chien craintif.

On vous regarde. On vous conseille. On vous critique.

Et vous finissez par penser que vous faites mal les choses.


Et souvent, un cercle vicieux s’installe :

Plus il s’agite, plus vous perdez patience.

Plus la tension monte… plus il s’excite.


Pourquoi il ne se calme pas?


On pense souvent que :

“Il est têtu.”

“Il veut dominer.”

“Il teste mon autorité.”

“Quand il veut, il sait se calmer… donc il le fait exprès.”

"S'il m'écoute parfois et parfois non, c'est qu'il choisit."


Quand on vous répète qu'il "manque d'autorité" ou que "vous vous laissez dépasser", il est facile de finir par le croire.


Qu'est-ce que cache vraiment l'agitation?


Si votre chien ne se calme jamais, il y a toujours une raison.


Et cette raison n'est pas que vous êtes un mauvais propriétaire.

Un chien qui ne parvient pas à redescendre en pression est souvent un chien en difficulté, pas un chien qui cherche à provoquer.


Cela peut être lié à un trouble d’hypersensibilité–hyperactivité (HSHA), qui nécessite l’avis d’un vétérinaire comportementaliste.


Certains chiens ont une réelle difficulté à réguler leurs émotions. Cela peut être influencé par leur génétique, leur passé, leur environnement ou encore la relation construite avec leur humain. Parfois, leurs besoins ne sont pas ajustés — pas assez de dépenses adaptées, ou au contraire trop de sollicitations — ce qui entretient un état d’activation permanent. Même le lieu de repos ou l’organisation du quotidien peuvent empêcher le chien de réellement récupérer.


Parfois, sans le vouloir, on a renforcé le comportement. Si chaque mouvement du chien déclenche une réaction de notre part, même négative, cela peut devenir une forme d’attention. Certains chiens apprennent aussi à rester en hypervigilance parce qu’on a pris l’habitude de partir “en douce”. Ils surveillent alors en permanence, de peur d’être laissés derrière. On peut ainsi installer un climat de tension qui entretient l’agitation.


L’alimentation peut également influencer le comportement, tout comme certains problèmes médicaux. Une douleur chronique, un inconfort digestif ou un dérèglement thyroïdien peuvent rendre un chien incapable de se poser durablement.


Alors, par où commencer sans se sentir dépassé?


La première chose à faire est d’écarter toute cause médicale. Un bilan vétérinaire permet de vérifier qu’il n’y a pas de problème de santé pouvant empêcher le chien de se poser. L’avis d’un vétérinaire spécialisé en médecine du comportement peut-être judicieux afin d’évaluer la présence éventuelle d’un trouble d’hypersensibilité–hyperactivité.


Ensuite, il faut travailler sur la régulation émotionnelle. Un chien qui explose au moindre stimulus n’est pas forcément “mal élevé”, il peut simplement ne pas savoir gérer son excitation ou sa frustration. Cela s’apprend. C'est exactement ce que j'aborde dans ma vidéo : « Le calme, ça s’apprend », avec des solutions concrètes à mettre en place dès aujourd'hui.

Ce n'est pas une question de laxisme ou de manque de fermeté.


Il est également important de vérifier que ses besoins sont réellement comblés… sans excès.

Un chien peut manquer de dépenses physiques ou mentales, mais il peut aussi en avoir trop. Trop d’excitation, trop de jeux intenses, trop de sollicitations entretiennent un état d’activation permanent. L’objectif n’est pas d’épuiser le chien, mais de l’aider à alterner activité et récupération. Les promenades doivent être enrichissantes et apaisantes. Un environnement naturel, propice au flairage, aide énormément à réguler le système nerveux. À l’inverse, enchaîner trente minutes d'activité à haute intensité peut maintenir le chien dans un état de tension sans jamais lui permettre de redescendre.


L’environnement à la maison compte aussi. Le lieu de couchage doit être installé dans un endroit réellement calme, à l’écart des passages et des postes d’observation.

On évite également de sursolliciter son chien, de lui parler en permanence, de l’interpeller sans cesse. Il doit pouvoir revenir à un état neutre sans être relancé.


L’émotionnel du propriétaire joue également un rôle. Un humain stressé, nerveux ou tendu influence directement l’état émotionnel de son chien. Certains chiens très vigilants ou anxieux réagissent au moindre bruit parce qu’ils sont déjà en état d’alerte interne. Là encore, un accompagnement vétérinaire peut être utile pour envisager, si nécessaire, des solutions naturelles ou médicales adaptées.


Comme pour toutes les problématiques comportementales, il n’existe pas de solution universelle. Chaque chien a ses propres besoins, son histoire, ses sensibilités.

Si votre quotidien devient difficile, sachez qu'il existe des solutions adaptées.

Demander de l'aide, c'est déjà un premier pas vers plus de sérénité pour vous deux.


Si malgré ces pistes vous vous sentez épuisé, frustré ou coupable, ne restez pas seul face à la situation. Un accompagnement professionnel permet d’observer finement la communication du chien, d’identifier ce qui entretient l’excitation et de mettre en place un plan adapté à votre réalité.


Un premier échange permet déjà d'y voir plus clair.

Contactez-moi et on analyse ensemble ce qui se passe chez votre chien.


Samantha fondatrice de Sampathie

Éducatrice comportementaliste canine certifiée

Formée par le Dr Sylvia Masson

Diplômée en psychiatrie vétérinaire et en médecine du comportement (ECAWBM)

 
 
 

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