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Mon chien ne revient pas quand je le rappelle

Si le rappel ne fonctionne pas, ce n’est pas parce que vous avez échoué.

C’est parce qu’on ne vous a jamais expliqué comment votre chien perçoit réellement la situation.


Photo sur unsplash de oriz

Lorsque vous rappelez votre chien, il ne revient pas.

Pire : il part dans l’autre sens, fait semblant de ne pas entendre, ou revient vers vous… pour repartir aussitôt, comme si c’était un jeu.


Vous avez pourtant l’impression d’avoir tout essayé : répéter son nom, hausser le ton, vous agacer, sortir des friandises.

Mais malgré vos efforts, le rappel n’est pas fiable.


Résultat, vous n’osez plus détacher votre chien, par peur qu’il se mette en danger.




Face à un rappel qui ne fonctionne pas, beaucoup de propriétaires finissent par penser que leur chien fait exprès.

Qu’il revient avec les autres, mais pas avec eux.

Qu’il est têtu, qu’il n’écoute rien, ou qu’il s’en fiche complètement.


Certains se disent même que leur chien est trop sauvage, trop primitif, et que le rappel n’est tout simplement pas fait pour lui.

Qu’il revient quand il veut, selon son humeur ou ce qui l’intéresse sur le moment.


Ces pensées sont compréhensibles.

Mais elles reposent souvent sur une mauvaise interprétation de ce que vit réellement le chien… et de ce qu’on lui a (ou non) appris.


Pourquoi le rappel ne fonctionne pas


Si le rappel ne fonctionne pas, ce n’est généralement pas un problème d’obéissance, mais une combinaison de facteurs.


Un ton inadapté


Le rappel n’est pas un ordre autoritaire.

C’est une invitation à coopérer.


Un ton sec ou fermé coupe l’envie de revenir.

Un ton engageant, joyeux et vivant favorise le choix du chien.


Exemple marquant :

plutôt que « Médor. Viens. » sur un ton plat, essayez

« Médoooor, vieeeens ! » avec une voix légère et dynamique.


Revenir = perdre sa liberté


Si votre chien est rappelé uniquement pour être attaché, il apprend une chose simple :

revenir = fin du plaisir.


Même si l’intention humaine est logique (sécurité, départ), le chien évite peu à peu le rappel.


Des besoins non comblés


Un chien qui sort après plusieurs heures, voire plusieurs jours de sous-dépense, arrive souvent en promenade en débordement émotionnel.


Dans cet état, le rappel devient extrêmement difficile, voire impossible.


Exemple courant :

avant, votre chien était promené tous les jours, mâchait régulièrement, voyait des congénères.

Aujourd’hui, les sorties sont plus rares, la mastication a disparu, les interactions aussi.

Le rappel « marchait avant »… mais les conditions ont changé.


Un rappel jamais réellement généralisé


Beaucoup de chiens savent revenir :

• à la maison,

• au jardin,

• en longe.


Mais pas en milieu riche (forêt, faune, chiens, odeurs).


Exemple :

Luna, beagle de 3 ans, revenait parfaitement… jusqu’au déménagement près d’une forêt.

Le rappel n’a pas disparu parce qu’elle était têtue, mais parce qu’il n’avait jamais été travaillé dans un environnement aussi stimulant.


Un signal de rappel mal utilisé


Répéter le prénom du chien sans consigne claire use le signal.


Dire « Médor ! Médor ! Médor ! » sans “viens” ou “ici” revient à appeler quelqu’un sans jamais lui dire ce qu’on attend de lui.


Le prénom sert à capter l’attention.

Le rappel est l’action qui suit.


Vous vous reconnaissez dans ces situations ?


Ces éléments peuvent être travaillés et ajustés dans le cadre d’un accompagnement individualisé, afin de sécuriser le chien et de reconstruire un rappel fiable.


Comment construire un rappel fiable


Sécuriser le travail avec une longe


Lorsque l’on (re)travaille le rappel en extérieur, la sécurité est indispensable.


Privilégiez une longe de 10 à 15 mètres, attachée au harnais (et non au collier).

Elle permet au chien d’explorer librement tout en évitant les mises en échec répétées.


Utiliser un seul mot, toujours le même


Choisissez un seul mot de rappel, utilisé par tous les membres du foyer.

Un mot = une action attendue.


Le prénom sert uniquement à attirer l’attention, pas à rappeler.


Répéter le rappel pour créer des repères


Le rappel se construit dans la répétition.


Repère simple :

• 3 à 5 rappels par jour

• tous les jours

• pendant une dizaine de jours

• dans des conditions favorables


Le chien associe alors progressivement le mot du rappel à ce qu’on attend de lui.


Ne pas rattacher systématiquement le chien


Lors d’une balade d’environ une heure, trois à cinq rappels suffisent :

le chien revient, est récompensé, puis repart.


Cela évite d’associer le rappel à la fin de la liberté.


Différencier le rappel et la mise en laisse


Il peut être utile d’avoir :

• un signal de rappel “neutre” (revenir puis repartir),

• un signal spécifique annonçant la mise en laisse.


Le chien sait ainsi à quoi s’attendre.


Choisir la bonne récompense


La meilleure récompense est celle que le chien juge réellement intéressante.


Pour beaucoup de chiens, repartir en liberté vaut plus qu’une friandise.


Le bon moment pour rappeler


Le rappel dépend énormément du timing.


Il est préférable de rappeler :

• dès que l’attention du chien commence à se fixer,

• ou lors d’un moment de pause naturelle.


Par exemple :

• lorsque le chien lève la tête,

• s’éloigne légèrement d’un congénère,

• ou ralentit dans une interaction.


Rappeler un chien en pleine action (jeu intense, poursuite, prédation) est souvent voué à l’échec.


Il n’existe pas de solution unique


Le rappel ne repose pas sur une recette magique.

Il se construit sur une relation de confiance, une communication claire, des besoins respectés et un apprentissage progressif.


Quand cela ne fonctionne pas malgré la bonne volonté, ce n’est pas un manque d’effort.

C’est souvent qu’il manque un regard extérieur pour identifier ce qui bloque.


Besoin d’un accompagnement personnalisé ?


Si vous vous reconnaissez dans ces situations, un accompagnement individualisé peut réellement faire la différence.


Je suis Samantha, fondatrice de Sampathie,

éducatrice comportementaliste canine certifiée, formée par le Dr Sylvia Masson,

diplômée en psychiatrie vétérinaire ainsi qu’en médecine du comportement (ECAWBM).


J’accompagne les binômes humains / chiens à domicile pour comprendre pourquoi le rappel ne fonctionne pas, sécuriser les sorties et retrouver des balades plus sereines.


📍 Marignane (13) et alentours

📩 Envie d’un rappel plus fiable et d’une relation plus apaisée ? Contactez-moi pour un premier échange.

 
 
 

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